Pourquoi castrer les porcelets ?

Pourquoi castrer les porcelets ?

Tous les modes d’élevage sont-ils concernés ?

La fin de la castration à vif, une bonne nouvelle ?

La fin de la castration à vif, une bonne nouvelle ?

WELFARM milite pour des solutions éthiques

WELFARM milite pour des solutions éthiques

WELFARM milite pour des solutions éthiques

WELFARM milite pour des solutions éthiques

La viande de certains porcs mâles peut dégager une odeur désagréable à la première cuisson.

Pour éviter le développement de celle-ci et obtenir une viande plus grasse, les porcelets mâles sont castrés quelques jours après leur naissance.

Or, ce risque ne concerne qu’un faible nombre d’animaux (moins de 5% des carcasses) et, quand c’est le cas, moins de 1 consommateur sur 2 y est sensible !

Pourtant, dans la majorité des élevages, les porcelets sont castrés de manière systématique. Cette pratique entraîne de vives douleurs chez l’animal, pendant l’opération et plusieurs jours après.

Environ 75% des porcelets sont castrés chaque année, soit près de 9 millions d’individus Aucun système d’élevage n’est épargné : cette pratique peut aussi être réalisée dans les élevages bio.

Elle est même rendue obligatoire dans les cahiers des charges du label Rouge et de certaines IGP (Indications Géographiques Protégées).

En 2020, un arrêté a prévu l’arrêt de la castration à vif à compter du 1er janvier 2022… mais ce texte autorise les éleveurs à pratiquer la castration sous anesthésie et analgésie.

Cette proposition est insatisfaisante.

Même castrés sous anesthésie et analgésie, les porcelets peuvent souffrir. Sans la présence d’un vétérinaire, il est impossible de s’assurer que l’anesthésie a correctement été effectuée par l’éleveur. Celle-ci, pour être efficace, nécessite un temps d’attente incompatible avec les cadences de travail des élevages.

La castration sous anesthésie et analgésie ne doit donc être autorisée que de manière temporaire, dès lors que la mise en place immédiate d’alternatives est trop complexe.

L’élevage de porcs males entiers Parmi les alternatives pour lesquelles Welfarm milite, figure l’élevage de porcs mâles entiers, où les animaux ne sont pas castrés.

Des méthodes fiables ont été développées pour trier les carcasses odorantes à l’abattoir. Elles ne seront pas jetées mais destinées à des productions sans risque d’odeurs.

L’immunocastration Cette autre alternative agit comme un vaccin qui bloque temporairement l’apparition de la puberté chez les porcs. L’une des hormones responsables du développement de l’ « odeur de verrat » est ainsi inhibée.

Ce procédé ne laisse pas de traces de résidus dans la viande. Des études européennes ont montré l’acceptabilité de cette pratique chez les consommateurs.

Ces deux alternatives sont les seules acceptables sur le plan éthique. Elles sont aussi fiables,
économiquement viables et réclamées par un nombre croissant d’éleveurs.

Certains acteurs de l’agroalimentaire refusent encore de changer leurs pratiques, mais d’autres se sont engagés vers l’arrêt définitif de la castration. Par ailleurs, dans de nombreux pays européens, la grande majorité des porcs sont déjà élevés entiers.

LA FIN DE LA CASTRATION EST POSSIBLE.
COUPONS COURT À CETTE PRATIQUE !

Actualité de la campagne

Novembre 2021
Le ministère publie un nouvel arrêté, une déception pour Welfarm !
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Le ministère de l’Agriculture a publié en toute discrétion un nouvel arrêté le 19 novembre 2021 à propos de la castration des porcelets.

Alors que des rumeurs couraient depuis plusieurs mois sur un nouvel arrêté portant sur la castration des porcs mâles, le ministère de l’Agriculture a publié un nouveau texte sur la question le 19 novembre 2021. Welfarm, qui a lancé sa campagne #StopCastration le 4 novembre dernier à Paris, est loin de se réjouir de cette nouvelle. La raison ? Cet arrêté permet encore très largement de recourir à cette mutilation. Bien qu’elle soit présentée comme une exception, rien ne change !

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Septembre 2021
Welfarm écrit au ministère
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En septembre 2021, le Ministre de l’Agriculture a annoncé la fin de la castration chirurgicale pour 2022… mais l’arrêté permettra de larges dérogations qui laissent, dans les faits, le champ libre à la filière pour continuer de castrer les porcelets. La castration sera autorisée par dérogations pour les cahiers des charges des productions bio, Label Rouge, AOP/AOC et à la demande des abatteurs…

Contrairement à ce que ces annonces pourraient laisser croire, rien ne change. En réponse à ses fausses mesures, Welfarm a contacté le ministre de l’Agriculture et les acteurs clés de la grande distribution et de la filière porcine pour demander le développement du mâle entier et de l’immunocastration comme alternatives à la castration physique.

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Juin 2021
Bigard refuse l’élevage de mâles entiers
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Le groupe Bigard refuse les alternatives à la castration des porcelets et menace, de fait, les engagements pris par les autres acteurs de la filière.

De nombreux porcelets mâles sont castrés en France pour prévenir l’apparition d’une odeur désagréable (dite « de verrat ») susceptible d’apparaître lors de la première cuisson de la viande de certaines carcasses. Bien qu’en diminution, le maintien de cette mutilation reste problématique : elle est extrêmement douloureuse et stressante pour l’animal. Le problème avancé de l’odeur ne concerne quant à lui en moyenne moins de 4% des carcasses.

Cette pratique est légale. Tout en relevant en effet que « les procédures provoquant dommages ou perte d’une partie sensible du corps sont interdites », la directive relative à la protection des porcs du 18 décembre 2008 autorise la castration des porcs mâles de moins d’une semaine par l’éleveur, et ce, sans prise en charge de la douleur. Au-delà de sept jours, c’est un vétérinaire qui doit intervenir.

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La campagne
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